la tourdepise...
... et de la cousine. Aujourd'hui, laissez-vous orienter vers le "blog du 2eme frangin" qui pourrait bien, lui, gagner le goncourt (mais ca lui flatterait son ego deja disproportionne), et qui a le merite de relater une annee erasmus romaine: glander, pause clope, pause cafe et decouverte des stereotypes italiens assures!


Shashi-ren on the Bund...
L'inactivite de ce blog a, je le vois et le concois bien volontiers, eloigne les rares personnes qui s'y perdaient encore. Mais bon, apres six ans en Chine et quelques annees a Shanghai, il n'y a pas que mes poumons qui s'essouflent, mon inspiration commencait a laisser a desirer. Plutot que de la redite, mieux vaut laisser le lecteur revenir quelques pages en arriere d'un clic accrobatique afin qu'il revive a posteriori ces chinoiseries qui se laissent beaucoup mieux relater a peine ont-elles ete vecues.

Cependant, il y a de cela deux semaines, a debarque a Shanghai, dans les valises de Marie, Cedric et Eugenie (les Shashirois!), un drole de petit bout de Chine. Petit(e)... Mais costaud(e)! Xu Aiyi etait son patronyme... Trempe etait son caractere! En effet, quand Cedric et Marie avait demande a leur femme-de-menage-nounou (Aiyi) de venir quatre jours a Shanghai s'occuper d'Eugenie (8 mois) pendant qu'ils chercheraient un appartement, le fait de prendre un avion pour la premiere fois ne la fit pas hesiter et elle prepara son sac.

Quel regal d'observer pendant quelques jours ce petit bout de femme haute d'un metre et des poussieres et agee d'une cinquantaine d'annees, passees integralement dans sa province natale du Hubei: Shashi forever! Shashi... et pas Jingzhou! (explications ici sur ces deux villes voisines). Il faudrait voir a ne pas melanger torchons et serviettes. Shashi etait autrefois une ville moderne et en devenir que les instances centrales du parti auraient pu gater si son gouvernement n'avait pas commis la bevue de s'associer avec la ville de Jingzhou voisine. Les habitants de Jingzhou ne sont bon qu'a dilapider les rmb durement gagnes par la ville de Shashi. Bon, en fait c'est "blanc mouton" et "mouton blanc" ces deux villes, mais Xu Aiyi ne l'entend pas de cette oreille (ni de l'autre d'ailleurs).

Cedric m'avait relate les nombreuses remontrances qu'il avait eu car "laisser son T-shirt de pyjama sous son oreiller n'est pas tres hygienique et il faut mieux le changer tous les jours". C'etait donc chez lui la course a qui planquerait le mieux le T-shirt (dans la chambre pour lui, dans le tas de linge sale pour Xu Aiyi) pour defendre ses convictions... Qui a dit que la politique n'existait pas en Chine?! J'ai eu le droit pendant son sejour a des remontrances sur le fait de ne pas sortir la poubelle a temps et de n'etre pas assez chaudement habille notamment. Mais il fallait la voir "gerer" la famille Lafleche a sa facon pour le croire.

L'absence de decalage horaire entre le Hubei et Shanghai n'empeche pas le decalage culturel de croitre exponentiellement... "Des exemples! Des exemples!" crient les spectateurs du fond en trepignant. Trepignera bien qui trepignera le dernier: Un ascenseur, ca trompe enormement. Mais surtout quelqu'un du Hubei qui n'en a jamais pris... Apres avoir fait comprendre a Xu Aiyi qu'elle n'allait pas se taper les 15 etages a pieds avec Eugenie dans les bras pour aller la promener dans le parc, Marie s'etait essayee a une premiere lecon au soir de leur arrivee. Il fallut un bon bol de the pour se remettre de toutes ces emotions. Une bonne nuit aurait fait du bien, mais visiblement, le stress aidant, la nuit ne fut pas bonne... Le lendemain matin, le peu de sommeil ayant emporte l'experience de la veille (et le peu de motivation), je me deguisais en VRP ayant la ferme intention de convaincre cette Aiyi des bienfaits que pourraient lui apporter mon ascenseur.

Devant l'ascenseur (en chinois bien sur) dont on voit sur le compteur qu'il est au premier et sachant que nous sommes au quinzieme:
Xu Aiyi: Qu'est ce que je fais?
Bibi: Tu veux descendre?
Xu Aiyi: Oui.
Bibi: Alors, il faut appuyer sur la fleche du bas.
Xu Aiyi: Ah.
Elle s'execute et apres deux secondes:
Xu Aiyi: Pourquoi ca s'ouvre pas?
Bibi (comprenant que pour elle, ce n'est qu'une "boite a teletransportation"): Il faut attendre que ce soit marque 15 ici.
Xu Aiyi: Ah.
Apres etre montes, que les portes se soient refermees et que l'on ait compris qu'il fallait appuyer sur le bouton "1":
Xu Aiyi (un peu stresse): et si ca s'arrete?
Bibi (se disant que le pragmatisme du Hubei est decidemment a toute epreuve et que cette question a du la tracasser au moins la moitie de la nuit): Ca n'arrive jamais, mais tu decroches le telephone et on te parlera (Bonne mere, je me prends a toucher du bois parce que je ne doute pas un instant que le telephone soit autant relie a un fil que le PCC chinois a Playboy TV).
Xu Aiyi: Ah.
Apres etre descendus de cet engin de misere:
Bibi: C'est bon? Ca ira?
Xu Aiyi: Non. Comment on ouvre la porte du hall?
Bibi (voila donc ce qui a occupe l'autre moitie de sa nuit!): Tu appuies sur le bouton, ca fait "gzzzz", tu pousses et c'est bon. De l'autre cote, c'est la meme chose avec la carte.
Xu Aiyi: Ah. C'est bon. Allez. Va au boulot. Tu vas etre en retard.
La porte claqua en se refermant sur ses talons mais je suis sur qu'elle a pense en son fort interieur: "je te remercierai plus tard car n'oublions pas d'etre pragmatique avant tout!"

Bilan: Rentrant le soir, nous decouvrons que Xu Aiyi avait passe la journee dans l'appartement. Ce n'est pas faute d'avoir essaye de sortir, l'ascenseur s'etant laisse apprivoiser, mais cette maudite porte ne voulait pas s'ouvrir... Forcement, il fallait pousser celle de droite et je n'avais pas precise. Quel mauvais VRP... Qu'a cela ne tienne, demain sera un jour meilleur!

Nous citerons pele-mele quelques autres exemples de pragmatisme Hubeisien:
- "Le riz a Shanghai est trop mou par rapport au bon riz du Hubei", commentaire unique a la sortie du restaurant ou nous voulions la changer de ses nouilles instantanees quotidiennes. Bilan: le reste du sejour fut constitue de nouilles instantanees.
- Alors que je revenai avec des fruits typiques chinois et des cacahouetes (dont les chinois sont friands) desesperant de la voir resister uniquement a l'aide de nouilles instantanees: "Nous les chinois ne mangeons pas autant de fruit que vous". Bilan: c'est bibi qui a mange les commissions.
- Alors que nous lui proposions de venir avec nous dans un resto francais: "Vous mangez du pain, les chinois mangent du riz. Je reste ici". Bilan: c'est bibi qui a choppe une gastro et qui a pas diggere le repas francais (pragmatique et devin en plus!).
- "Ca coute cher" en reference au bol de jiaozi qui coutait 50 centimes d'euro au lieu des 30 centimes Hubeisiens.
- "Y a du monde" en reference a la populace errant sur le Bund ("Champs Elysees" Shanghaien).
- "Pourquoi le metro s'appelle t-il "Di Tie" (rail dans la terre) si c'est pour faire des lignes de metro aeriennes?" Quelle logique implacable.

Vraiment quatre jours de redecouverte totale d'une autre Chine et de ce qui separe les Chinois entre eux... Et la redecouverte du fait que, compare a Shanghai, on etait pas si mal que ca a Jingzhou... Euh... Shashi!
Posted by: Morpetk
... Il doit y avoir personne a la ronde! Peinard!

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Chez les zincas...
Un simple petit mot (en cette periode de grande activite de mon blog comme vous avez pu le constater) pour vous orienter vers le "blog du frangin" qui, si il ne gagnera pas le goncourt, a le merite de relater leur tour du monde en textes (si... si... puisqu'ils utilisent des lettres, ca s'appelle des textes) et photos et de vous faire suivre leurs pas de New York a Tokyo en passant par LA, Mexico, Cancun, Auckland, Noumea, Sidney (et leurs bars...):


Category: Special!
Posted by: Morpetk
Impôts... A méditer !

Effectivement à méditer : moins il y a de riches dans un pays, plus les pauvres sont pauvres... Alors avant de fustiger ceux qui en ont ras le bol de payer des impôts faramineux et partent à l'étranger dépenser leur argent ailleurs, réfléchissons...

Voici un texte provenant d'un professeur américain qui essaye d'expliquer à ses semblables le système des impôts...


« Les impôts semblent s'expliquer par une logique simple. Mais beaucoup ne la saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous expliquer en des termes que tout le monde peut comprendre.

Supposons que tous les jours 10 hommes se retrouvent pour boire une bière et que l'addition se monte à 100 $. (Normalement 10 $ chacun).

S'ils payaient la note de la façon que l'on paye les impôts, cela donnerait à peu près ceci :

Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne payeraient rien.
Le cinquième payerait 1 $
Le sixième payerait 3 $
Le septième payerait 7 $
Le huitième payerait 12 $
Le neuvième payerait 18 $
Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 $.

Ils décidèrent de procéder comme décrit.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblèrent assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour ou le tenancier les plaça devant un dilemme :
« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20$. Vous ne payerez donc vos 10 bières que 80$ »

Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20$ de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent que 20$ divisé par 6 faisaient 3,33$.
Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6 ème homme devraient être payés pour boire leur bière.

Le tenancier du bar suggéra qu'il serait équitable de réduire l'addition de chacun du même montant, donc il fit les calculs.
Alors ?

Le 5° homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (Un pauvre de plus ?Ndt)
Le 6° paya 2 $ au lieu de 3 (33% de réduction)
Le 7° paya 5 $ au lieu de 7 (28% de réduction)
Le 8° paya 9 $ au lieu de 12 (25% de réduction)
Le 9° paya 14 $ au lieu de 18 (22% de réduction)
Le 10° paya 49 $ au lieu de 59 $ (16% de réduction)

Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.

Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :

« J'ai seulement eu 1 $ sur les 20 $ de remise », dit le 6°, il désigna le 10° « Lui il a eu 10 $ ».

« ouais ! dit le 5°, j'ai seulement eu 1 $ d'économie aussi »

« C'est vrai ! » s'exclama le 7°, « pourquoi aurait-il 10 $ alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction»

« Attendez une minute » cria le 1° homme à l'unisson, « Nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres »

Les 9 hommes cernèrent le 10° et l'insultèrent.

La nuit suivante le 10° homme (le plus riche ?!) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quand vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : Ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition.

Et cela, garçons et filles, journalistes et collègues professeurs est le reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.

Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger où l'atmosphère est, comment dire, plus amicale.

Pour ceux qui ont compris, aucune explication est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
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