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| Jour 1 |
Départ
vers 14h de Trieste en 104 et Fiat panda : l'équipe
du tonnerre. Arrivée à la frontière
après 15 min : les italiens regardent vite fait ce qu'il
y a dans la voiture, et nous laissent passer. Les slovènes
pareil. On traverse rapidement (30 min) le sud de la Slovénie
(c'est tout petit au niveau de la mer), et on arrive à
la frontière avec la Croatie : même chose pas de
problème.
On roule à travers l'Istrie tout l'après-midi,
rien de spécial (de beaux paysages mais rien de comparable
avec ce qui suivra), à part le fait qu'on se fait doubler
n'importe comment par
un parigot : même à
l'étranger ils sont dangereux sur les routes !!!!! Et
là, pouf la nuit : il n'y a pas de changement d'heure
entre la France, l'Italie, la Slovénie, et la Croatie:
donc il fait nuit à 16h30, et nuit noire à 17h
!!
On trouve un village, et un camping, mais il est fermé
(c'est vrai qu'on est le 1/11), et le gardien nous envoie un
peu plus loin à l'Office du tourisme où une employée
parle un peu l'italien, et nous indique où aller, en
nous laissant un mot pour un type.
En fait, le gardien de nuit arrive à 22h, mais le mot
est pour un mec qui campe là dans sa caravane, et qui
a les clefs de la barrière. Il parle allemand, fort heureusement,
on a un allemand avec nous. On rentre dans le camping, et on
va s'installer.
On monte les tentes à la lumière des phares, et
on bouffe :
Le jambon (mais un vrai sur os, on n'est pas des débutants),
le saucisson, le fromage sont fameux...
Après, ça part en ultimate (le jeu avec un freesbee),
et on est vite calmés pour la soirée. Mais comme
le camping est au bord de la mer, et que la mer justement est
chaude (pas l'air), on va se baigner. Après, douche chaude
du camping, on glande un peu, puis avec l'allemand on va voir
le gardien, qui lit le mot.
Aucun problème, pour payer on voit ça demain à
l'accueil qui doit ouvrir à 7h30. On regarde les prix,
et c'est donné : ~30f pour deux voitures et deux tentes.
Petite veillée tranquille, puis au dodo : l'allemand
et l'espagnole dans une tente, moi dans la voiture, et Thomas,
le breton et Philippe dans l'autre tente.
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| Jour 2 |
Vers 6h,
je me réveille avec la lumière. Le Breton se lève
à 7 h, et on tente de réveiller tout le monde.
7 h 30, tout le monde est plus ou moins levé (le moins,
c'est thomas). Une douche vite fait, un Snickers (pub) et une
pomme, et on est prêts à partir.
Comme on a des scrupules, on attend encore que l'accueil ouvre.
A 8 h, toujours personne, donc au diable les scrupules, on se
casse sans payer.
Direction Pula, juste pour voir.
En fait, c'est une très bonne surprise : il y a une arène
très jolie, et la vieille
ville est top, avec les vieilles baraques, et les rues en
dalles d'époque,
. Surtout qu'il fait beau.
Puis on part pour Rijeka (anciennement Fiume), sur le trajet
la route est très mal entretenue, et les paysages très
beaux.
En arrivant à Rijeka, on se prend la flotte, et on manque
de défoncer une voiture :ce ***** de breton a dépassé
un bus et regardait derrière si j étais passé
aussi, le problème est que la voiture devant était
arrêtée : il pile, bloque les roues, part en glissade,
et évite la voiture de devant au dernier moment. Lui
il est passé à gauche , moi à droite et
on a manqué de peu le carambolage. Mais bon, titine se
manuvre encore assez bien.
Après, on tente de trouver une place, ce qui fait qu'on
fait le tour de la ville, et comme on s'est aperçus qu'il
n'y avait rien à voir, on se casse.
On s'arrête à Bakar,
petite ville avec port de pêche sympa : qui est pas mal,
où on mange, et on prend un café.
Puis on roule tout l'après-midi le long de la mer : c'est
sublime, les montagnes tombent dans la mer, il n'y a quasiment
pas de végétation, c'est des roches et de la terre
rouge. Les
îles en face sont blanches (que de la roche).
Vers 16 h30, on fait une pause, photo du coucher
de soleil. On va a Zadar (la seule grosse ville a moins
de 300 bornes autour).
Comme c'est pas trop loin (50km), on arrive en pleine nuit (à
18h !!!!!).
On se gare et on va faire un tour. C'est assez joli, dommage
qu'il fasse nuit, le centre
est piéton, et animé.
On mange dans un fast-food,
mais avec des vraies frites de vraies patates, et des vrais
hamburgers pas comme au MacDo !
Puis on repart vers la terre (on est sur une presqu'île),
en cherchant un coin pour dormir. On fait un plein : le mec
parle français ! Faut donc se méfier partout quand
on cause !
On continue à rouler, on croit trouver une place, mais
c'est à côté d'un truc surveillé,
et un garde était venu discretos voir ce qu'on faisait.
Il se planquait mais a eu autant les boules que nous quand nous
nous sommes découverts mutuellement.
On se casse plus loin, et finalement on se gare sur le bord
d'une petite route.
On ne plante pas les tentes
(bien nous en a pris pour le départ mouvementé),
et on dort direct dedans : changement du breton qui va lui aussi
dormir dans sa fiat. Et au dodo avec le vent qui siffle sur
les tentes.
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| Jour 3 |
Nuit fraîche,
avec quelques difficultés, car par terre, même
avec deux grosses couvertures, on sent bien les caillasses dans
le dos. Moi ça va, je dors dans la voiture, et mis a
part le fait que je suis plié en 2 j ai les muscles (que
j ai impressionnants) relativement reposés.
Vers 6h30, je sors et vois passer des moutons puis un
troupeau de chèvre avec deux bergères bien
typiques toutes de noir vêtues, du genre a parler dans
leur barbichette à faire naître des complexes chez
n'importe quel mec.
A 7h, on réveille tout le monde, en disant qu'il faut
faire gaffe, car on risque de se prendre la flotte.
5 min plus tard, bingo !! On démonte les tentes en vitesse
et on se casse, après avoir regardé passer d'autres
bestioles et une madame bergère, qui avait l'air de nous
dire un truc gentil, mais comme c'est une langue imbitable ,prrrrrrt.
On voit aussi passer des gosses qui vont à pieds à
l'école.
On roule un peu, et on va vers le village du coin sur la carte.
Au passage, on admire une usine énorme qui à l'air
à l'abandon. et paf, apparaît la ville d'on ne
sait où, mais elle est bien là avec une partie
complètement abandonnée et une autre avec un hôtel
a qui, même sur la cote d'azur on donnerait 4 étoiles,
dans la vallée (on est sur un plateau). C'est bof , on
prend un café et on repart.
La route est toujours aussi détestable, mais le paysage
est superbe : une région montagneuse et qui à
l'air très sèche, il n'y a qu'une petite végétation,
et toujours cette terre rouge. On monte assez haut et on fait
une pause petit dej, (aussi pour dire à breton de se
calmer car il roule comme un bourrin sur une route de montagne
détrempée, et il n'a pas d'expérience de
la montagne
On se demande d'ailleurs parfois si il a une
expérience de la voiture).
On repart en admirant le paysage qui devient encore plus beau
: avec l'automne, les forêts (feuillus et résineux)
sont verts, rouges, oranges, jaunes, et tous les intermédiaires.
Je vous laisse imaginer.
On passe dans ce qui a l'air d'un parc naturel (avec des panneaux
: attention passage d'ours!!!!! Mais on n'en verra pas).
Finalement, on s'arrête au bord de la route, on marche
30 secondes dans la forêt, et on tombe sur un superbe
canyon
avec une cascade. vous verrez les photos
(si si un jour je vous jure).
Plus loin, à l'entrée d'un village, on voit des
gens qui vendent leur fromage.
Demi-tour illico au grand damne de l'allemand et de l'espagnol
qui supportent déjà mal le camembert qui chauffe
sur la plage arrière depuis deux jours déjà,
et on retourne en acheter. On prend un de vache et un de brebis
fumé : pas mauvais mais particulier, et " tout "
le monde très content d'avoir acheté ces fromages.
A midi, on mange sur un terrain de foot, et on fait mumuse avec
le freesbee, et on repart vers Zagreb.
C'est une très jolie ville, et il n'y a pas de bus dans
le centre,
mais un réseau de tramway
!
On visite un peu tout le centre,
et la cathédrale,
tout est bien à sa place.
Puis, on va prendre une bière ou café, c'est selon,
et là le groupe
se scinde en deux: avec Philippe, on va vers Maribor (nord de
la Slovénie), tandis que les 4 autres rentrent à
Trieste par l'autoroute (3~4h).
Il est 5h, donc c'est la nuit.
On prend la route normale, on sait pas où on va : il
n'y a pas d'éclairage, pas de signalisation, ni les lignes
par terre... On va à l'aveuglette, mais finalement on
arrive à Krapina (un peu avant la frontière),
on ne s'est pas trompés.
La ville est bof, mais on s'arrête là pour manger
sur un parking.
On a même la démonstration que les femmes sont
toutes pareilles : une voiture avance trop et bouffe l'avant
sur le bord du trottoir, et devinez qui conduit ????? Après,
petite binouse dans un bar, on tape le carton (à 2),
on prend un orangina (eh oui, en Croatie !) et on part se coucher,
à moitié blindés à cause de la fatigue.
On fait les philosophes en se disant " putain, on est en
Croatie ", " on a pris une bière dans ce bar,
et on ne reviendra sûrement jamais ici
. "
On part un peu plus loin, on prend la 1ere petite route pour
trouver un coin tranquille où dormir, et après
une demi heure, on se retrouve
devant ce même bar
!! Trop forts les gars...
Comme on en a marre, on va dormir dans la voiture sur un parking
(les vacances avec moi, faut pas s'attendre à autre chose
que des parkings).
La nuit est horrible, car on est serrés, le coffre est
plus bas que la banquette abaissée, et on ne peut pas
tendre les jambes. Mais on ne regrette pas de pas avoir monté
la tente car on se prend un orage dément pendant la nuit.
Donc on se réveille à 7h bien crevés, en
remarquant qu'à 10 mètres, il y a l'emplacement
pour le marché local: ça aurait pu être
marrant si samedi était jour de marché.
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Jour 4
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Lisez attentivement
car il y a eu de l'action...
Donc on part à 7 heures.
Cette fois on ne se plante pas de route, et on arrive à
la frontière croate. Il regardent nos papiers, et nous
laissent passer : Et un poste de douane, un. puis on roule un
moment, et on arrive à la frontière slovène.
Ils ont l'air d'être plus casse pieds, donc on attend
un moment avant de passer devant les douaniers.
Il regarde nos cartes d'identité " parle fronceu
?", " ben ouais, vu qu'on est français "...
Il nous regarde, regarde les cartes, et nous demande en anglais
ce qu'on a foutu en Croatie, donc on lui explique, et il nous
dit de nous garer sur le coté
Meeeeeerde!
C'est bien entendu à ce moment-là qu'un besoin
pressant se fait sentir, et sors de la voiture, et rentre de
suite car on m'a fait signe : dedans !
Après 15min a se demander pourquoi qu'on est la à
rien faire, un douanier arrive, regarde la voiture (c'est sûr
que pour ceux qui connaissent titine, on sait pourquoi on est
arrêté), et nous montre le coté de la voiture:
on doit tout décharger!
On décharge
tout, et il entreprend une fouille complète de la voiture,
mais vraiment partout. Puis c'est le tour de nos affaires (le
paquet d'aspirine, tout comme le tube de dentifrice, était
très louche ; et que pouvaient bien contenir mes boules
de jonglage ???).
Toujours rien trouvé; dépité, il nous fait
signe de le suivre à l'intérieur : on vide nos
poches, il regarde en détail, puis il nous dit d'enlever
les chaussures, et les chaussettes... Il a craqué vite
fait à ce moment là, car l'odeur prouvait bien
qu'on a fait du camping.
On ressort, on demande nos papiers " sure ? ", et
bien sûr qu'on en a besoin " yes, we need it "
" ok ".
Et on se tape le chargement de la voiture.
Bilan, deux
bonnes heures et un douanier slovène qui a du passer
une mauvaise nuit.
On a besoin
de faire le plein, donc on s'arrête à la première
station (l'essence est 25% moins cher en Slovénie). Le
mec parle allemand : je lui demande si je peux payer en KUN
(croate) : oui, pas de problème. Je fais le plein, on
en a pour l'équivalent de 46 000 lires. on arrive, et
il nous demande 320 KUN, comme on en a 230, on demande si on
peut aussi payer en lires, oui, et je vais les chercher . Le
mec prend les KUN a Philippe pendant ce temps la. Je reviens
et lui file 50 000 lires car je suis persuadé que Philippe
ne lui a rien donné. Le type nous rend 200 tolars (slovène,
CAD 2FF , CAD que dalle). On rentre dans la caisse et on percute
qu'on s'est fait avoir : 320 KUN c'est 2 fois trop et il nous
a pris tout notre pognon !! (si c'était trop compliqué,
ne vous fatiguez pas à tout relire, l'important c'est
qu'on s'est fait avoir comme des bleus).
On rentre dans la station de gros poussin (son surnom): quoi
encore ? Dégagez , non ? J'appelle la police
Parfait on lui dit: ok ok police, wir warten.
Alors il s'énerve et nous dit de partir, et raccroche
le téléphone.
" wir wollen ticket " " nein, dégagez
(en slovene) "
" wir wollen ticket " " nein, dégagez
(en slovene) "
" wir wollen ticket " " nein, dégagez
(en slovene) "
On lui dit
qu'on va revenir avec les flics, et là il est tout content,
persuadé qu'on en fera rien.
On se casse, et on sort au premier village, mais le commissariat
est fermé. On est dégoûtés, on continue
: rien " putain dans ce pays il y a des flics de partout
et quand on en a besoin, personne " (Comme les slovènes
roulent mal et très lentement, j'ai failli me faire arrêter
1 ou 2 fois).
On roule 10 min, et enfin on trouve une bagnole de flics (qui
verbalisait d'ailleurs) :ouf !
Mais il parle allemand, pas anglais : belote. Donc on lui explique,
en allemand (je rappelle qu'il n'y a pas plus nul que moi en
allemand, si ce n'est Philippe qui arrive largement a mon niveau),
et comme on n'a pas le choix, on s'en sort
avec beaucoup
de dessins.
Le problème, c'est que sans tickets, il peut rien faire.
il nous indique comment aller au commissariat, et on repart.
Au commissariat de Putj (oui oui, c'est un nom), rebelote, tout
en allemand !!
Ils nous disent d'attendre, et après 30 min, on part
à la station
avec un flic. Il nous dit d'attendre dans la voiture, et rentre
dans la station. Il revient, et le type de la station, d'après
lui, nous aurait demandé 190 KUN, on dit (encore en allemand,
mais pourquoi Lars n'est pas venu avec nous ?) que c'est pas
vrai. Deux ou trois fois comme ça, et le flic nous explique
que si ça part au tribunal, il y en a pour deux mois.
Le type dit qu'on fait ça car on a plus de sous. Alors
je dis que le problème pour nous, c'est qu'on s'est fait
voler notre fric, et montre les lires qu'on a encore, et nos
cartes de crédit : je pense que c'est ce qui a fait pencher
la balance de notre coté, car on avait demandé
au pompiste si on pouvait payer par carte, et il nous avait
dit que non. Pour avoir une idée du vol, il nous demande
de traduire la somme en Marks, (Philippe a bien fait de prendre
sa Casio : Vivent les ingénieurs et pour une fois HEI
!!)
Il repart, et finalement, le pompiste a craqué et on
obtient 60 DM, donc tout va bien, après deux heures,
c'est comme si il ne nous avait pas escroqué et cet espèce
de "gros poussin" (son p'ti nom pour nous) tirait
une gueule monumentale.
Et on part
vers Maribor. On arrive vite, on visite vite (le centre est
beau, mais tout petit, et l'église est trop moche). On
part vers Lujbjana, on se perd 40 fois, car il n'y a aucune
indication. Le trajet est très beau : encore des montagnes
de toutes les couleurs. On bouffe au soleil, et un chat slovène
nous casse les pieds, because of le jambon.
On arrive à Ljubjana
vers 14h. c'est très beau,
et juste quand on arrive, il pleut plus, cool.
On visite le centre,
très beau, il n'y a que 4 touristes dont nous : les autres
sont deux français en coopération.
Une signe du destin nous dit que c'est l'heure : la pellicule
est finie.
On évite encore l'autoroute (erreur monumentale
),
et grâce à la carte on descend assez vite. Mais
c'était trop beau : une zone de travaux nous paume et
on descend dans une vallée sous la flotte et de nuit
avant de faire demi-tour. Puis on suit les panneaux, qui ne
sont plus valables à cause des travaux, et on se tape
un col (1250 m), avant de retrouver notre chemin. On en a ras
le bol, à deux doigts du pétage de câble,
et on est un peu malade à cause de la route. On se paume
une nouvelle fois de sens grâce aux panneaux, et on fait
le plein . Ca fait une pause et c'est très bien car on
était au bord de l'explosion.
Le pompiste (honnête celui-là) nous dit qu'on n'est
pas encore arrivés. Comme le chemin est encore long,
on prend une route sur la carte qui nous permet de couper à
travers le plateau qui surplombe Trieste. Et on arrive à
Trieste, les douaniers ne nous emmerdent pas (je crois qu'on
aurait fait une crise de nerfs), et on arrive à la résidence
à 19h30. On décharge, on bouffe au RU (après
3 jours sans pâtes, ça commençait a nous
manquer sérieusement), on prend une douche (que ça
fait du bien, vous pouvez pas savoir). Et au moment où
je touche le lit, plus rien, un sommeil de plomb : c'est quand
même vachement bien un lit. Je me réveille, c'est
dimanche.
Nota. En
Slovénie, il faut prendre l'autoroute : très pas
cher (on le saura après) et fiable !!!!!
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