Samedi 24 Juillet: Comme un été en Chine...
Ou le tout debut du commencement de cet ete de vadrouille(s)
sans preparation superflue.
Ainsi donc, apres 2-3 semaines de discussions, nous partions
Etienne, Edouard et ma pomme decouvrir le Tibet. Par le terme
"superflue" employe ci-dessus, il faut comprendre que
nous avions achete nos billets "Paris-Beijing" et "Katmandou-Paris"
pour mes deux a(l)colytes et "Katmandou-Beijing" pour
votre serviteur... et que ca suffisait amplement comme preparation.
Ainsi donc, je retrouvais Etienne a Beijing en ce samedi 24 juillet
puisque, pour cause de reductions differentes a cause de nos trajets,
nous avions pris deux vols differes de 3h (vite transformees en
5h par les agissements bienfaisants de ADP: Aeroport De Paris).
Depuis Paris, j'aidais un allemand d'une vingtaine d'annees,
parti passer 3 semaines de vacances et completement perdu dans
les demarches de l'aeroport.
Ainsi, le frere d'un de ses amis chinois, Ma Guangchu, etant
venu le chercher a l'aeroport, nous pumes profiter de l'aubaine
et nous faire ramener dans le centre (auberge de jeunesse) et
meme inviter a un repas digne de ce nom: une bonne entree en matiere
pour Etienne avec des plats chinois typiques (donc avec les baguettes:
pas toujours un succes au debut) et d'autres moins courants (pour
moi en tous cas) comme les crevettes vivantes marrinant dans un
plat de vinaigre et de vin... Arrachage de la tete et de la queue
(ca gigote) ==> Degustation ==> Special!
Apres ce repas, nous laissons nos compagnons de table et partons
decouvrir le temple du ciel (sans trop de monde, ce qui m'a un
peu change de la visite faite un mois auparavant) sous un temps
superbe.
Puis nous sommes alles voir la rue commercante (moderne) de WangFuJing
Dajie et son marche de nuit a "touristes" (comprendre
"propre"), pour finir cette premiere journee avec Dallas,
un canadien prof en Coree, et provisoirement notre compagnon de
chambre, a discuter devant une biere et une projection de film
chinois en terasse.
Notre troisieme larron, Edouard, pour ceux qui auront note son
abscence (mais qu'ils se rassurent, ils verront tout de suite
quand il est la...), n'arrivera que deux jours plus tard, car
il etait au mariage d'Adeline (que je peux d'ailleurs feliciter
ici par la meme occasion si elle me lit).
|
Dimanche 25 Juillet:
Visite de Beijing en 24h... Autrement dit, ca chome pas!
On commence (sans trop de problemes de decalage d'ailleurs) par
la visite de Tian An Men avec Etienne et notre ami Fritz (de l'avion)
qui nous accompagne. Le plus impressionant de cette premiere partie
de la viree matinale fut sans aucun doute la file d'attente gigantesque
autour du mausole de Mao Zedong. Sous un soleil de plomb, c'etaient
des milliers de chinois qui attendaient d'aller rendre un hommage
rapide (compare aux heures d'attente qu'ils avaient).
Puis nous sommes passes par la traditionnelle photo devant le
portrait de Mao devant TianAnMen, avec la non-moins traditionnelle
volonte des chinois de faire des photos avec des blancs. Fritz,
crepe de blond, connu un grand succes!
La visite de la Cite Interdite fut assez sympa, bien que blindee
de monde... Cette visite se poursuivit par l'ascension de la colline
Jingshan (derriere la Cite), du haut de laquelle, sans les nuages
de pollution, nous aurions pu decouvrir beaucoup plus. Mais notre
vue fut limitee ce jour-la aux abords de la place TianAnMen...
Puis nous sommes passes rapidement dans le parc de BeiHai Hu
et son ile centrale (dotee d'une pagode dernier cri) pour finir
par sa cite circulaire (comme l'appelle les chinois). Rien de
tres transcendant.
Un petit restaurant standard (d'apres moi, mais qui plut bien
aux neo-sinisants) et nous repartions a pied dans les Hutongs
nord de la ville ou nous decouvrimes des vendeurs de criquets
bien trop bruyants pour nous (les criquets, pas les vendeurs a
qui on peut faire comprendre de baisser d'un ton).
Puis nous passons au marche des contrefacons de Beijing (un d'eux
au moins), beaucoup mieux organise en apparence que celui de Shanghai
puisque dispose comme un supermarche et pas a ciel ouvert. Il
suffit de passer devant les rayons DVD (copies evidemment), pour
finir de faire halluciner Etienne qui n'en revenait pas... Je
suis, dans ce marche, venu a l'aide de Fritz qui marchandait peniblement
une paire de sandale avec une petite chinoise qui m'a sorti le
plus bel argument commercial jamais entendu: "Ces sandales
sont waterproof!". Le concours est ouvert, record a battre.
Diner dans Sanlitun, la rue des bars et restaurants pour expatries,
completement deserte en ce dimanche soir et dont le calme etait
seulement trouble sporadiquement par les passages de supporters
chinois revenant du match Chine-Qatar dans le stade voisin.
Nous finimes la soiree dans une disco bien chinoise a boire de
la tiger beer bien asiatique afin d'illustrer un peu mes recits
de soiree a Etienne. Convaincant!
|
Lundi 26 Juillet [retour
Sichuan]
Le Djé nouveau est arrivé!
Dje = le surnom d'Edouard pour ceux qui ne savent pas. Et le
titre se veut juste accrocheur car il n'a pas change d'un pouce
notre Dje national...
Nous etant couches a 2h la veille et ayant oublie nos oreilles
dans la discotheque, nous fumes, vous l'imaginez, tout contents
d'aller recuperer Edouard a 7h40 a l'aeroport. Comment le reperer
a l'arrivee? C'est bien simple, c'est le seul qui n'aille pas
dans le meme sens que les autres a l'arrivee. "Je suis alle
faire pipi" nous confiera t'il plus tard avec son innocence
habituelle et son petit air mutin.
Nous prenons un semblant de petit-dej dans l'aeroport, puis un
semblant d'avion pour Chengdu pour finir dans un vrai taxi en
direction de Sam's guesthouse, mon lieu de villegiature prefere
dans cette ville: autant pour la cour interieure de l'hotel que
pour leur aide dans l'obtention rapide de billets pour Lhassa.
Nous commencames par une petite balade sur la place centrale
histoire de saluer comme il se devait Mao, recuperames nos billets
pour Lhassa, visitames le temple Wenshu (Boudhisme Tibetain),
buvames un the (pasque ca se fait, mais c'est pas bon), nous initiames
au jeu de carte chinois et fimes rire un paquet de chinois par
notre maniement malabile des-dites cartes...
Les petites ruelles que j'avais repere durant ma precedente visite
ayant ete devastees pour laisser place a d'ideux edifices, nous
n'eumes d'autres alternatives que celle de squatter une terrasse
au bord de la riviere afin de soulager nos foies desseches...
Puis nous fimes mal a nos estomacs en degustant un "Huoguo"
ou "Hotpot" ou "Fondue Sichuanaise" ou "Piege
a papilles": Ca arrache!
L'avion partant tot le lendemain (en theorie...), il fallut bien
dormir.
[retour Sichuan]
|
Mardi 27 Juillet
TIBET, NOUS VOILA!!!
Apres un lever "energique" (comprenez ce que vous voulez)
a 4h45 du matin, nous prenons un bus pour l'aeroport de Chengdu
avec 3 autres laowai (dont nous ne savons pas encore que nous
allons connaitre pas mal deux d'entre eux par la suite).
L'avion ayant un depart initialement prevu a 7h30, nous arrivons
a la porte d'embarquement juste a temps... pour nous rendre compte
qu'il est decalle une premiere fois... et par ce petit jeu jusqu'a
12h30 finalement. Que
du bonheur! Par le chinese way dorenavant bien connu (sinon,
se reporter a cette rubrique dans la rubrique Chine), on nous
expliqua d'abord que le retard etait du a un probleme meteorologique
pour arriver a un probleme mecanique.
Finalement, tout le monde embarqua sans poser de question puisque
les speakers ne passaient plus d'annonce depuis un petit bout
de temps et c'est a cette occasion que je discutais la premiere
fois avec Lorenzo et Lorena, un couple d'italiens (qui etaient
dans le bus), afin de leur expliquer le minimum de ce que j'avais
compris (pas grand chose, mais les chinois non plus)...
A l'arrivee a Gongkar, je decouvrais avec stupeur un nouvel aeroport
construit a cote de l'ancien ==> plus de descente sur la piste...
Mais beaucoup plus facile de recuperer ses bagages (pas pousses
au bulldozer).
Deux heures de bus plus tard au milieu des vallees partiellement
inondees, nous arrivons a Lhassa City sous un grand soleil. Le
bus nous depose a la gare routiere sous le Potala et nous marchons
jusqu'au Pentoc (la guesthouse de mon dernier sejour ici) ou nous
avions heureusement pu reserver. Tout est plein (dans tout Lhassa)!
Les italiens tourneront un peu avant de trouver quelque chose...
Nous faisons un tour jusqu'au Jokhang ou nous commencons a parcourir
le Barkhor (un des circuits de pelerinage).
Nous re-croisons par hasard les italiens et comme cela accroche
bien, nous nous proposons de nous retrouver pour les voyages a
l'exterieur de Lhassa (en plus 2+3=5= parfait pour louer une jeep).
Nous prenons un the sur une terrasse
dominant la place, dinons et accompagnes d'un leger mal de tete,
nous allons nous coucher.
|
Mercredi 28 Juillet
A peine levés nous recevions une visite surprise de nos
amis italiens et commencions à discuter de l'organisation
du voyage. Avant toute chose, nous devions aller acheter nos billets
d'avion afin d'avoir plus de visibilité sur les possibilités
de nos deux semaines ici. Si vous avez déjà lu le
premier récit, vous savez déjà qu'acheter
des billets à Lhassa est la pire chose à faire
Après avoir flâné dans les étales
colorés
d'un marché
voisin du bureau de vente des billets d'avion, nous nous y rendions
donc ardemment et plein de bonne volonté et après
2h environ, nous avions triomphé des 3 files d'attente
(une pour réserver / une pour payer / une pour retirer
le billet). Je m'envolerai donc de Lhassa pour Pékin et
Edouard et Etienne s'envoleront quand même par Katmandou.
En effet, notre première idée était de rejoindre
Katmandou par la route, mais nous apprîmes avant d'acheter
les billets que les conditions étaient trop mauvaises pour
le faire par la route. Qu'à cela ne tienne, j'irai une
prochaine fois
Après un déjeuner léger à midi avec
Lorenzo et Lorena (que j'appellerai L&L pour aller plus vite),
nous nous rendions chez mon ami Sherrap qui nous avait trouvé
une jeep sans problème durant mon dernier voyage. Nous
ne trouvons que DaWa, un de ses amis puisque Sherrap était
sur la route pour Katmandou. Nous organisons rapidement le voyage
en tournant autour d'un trajet : Lhassa - Yangpachen - Gyantse
- Shigatse - Sakya - retour au lac Namtso - Lhassa. Ce trajet
nous fait passer par la route du nord qui est de loin la plus
chaotique car la moins employée lorsque la pluie ne bloque
par les routes sud et centrale. Nous repasserons le lendemain
car il doit appeler Sherrap pour se mettre d'accord sur les prix.
Après un tour rapide du Barkhor (et ses visages
toujours aussi hallucinants
de part leur aspect médiéval),
nous allons donc au Jokhang
où il faut maintenant montrer patte blanche pour 70Y. Mais
la visite est rendue très intéressante car L&L
ayant voyagé énormément en Asie, ils nous
apportent une foule d'explication sur le bouddhisme, sur qui-est-qui
Constructif ! Nous passons successivement dans la partie intérieure
(temple
où je n'avais pu entrer la première fois et où
les pélerins
se bousculent
en courant pour s'assurer de passer au moins une fois devant toutes
les chapelles), le circuit
de pèlerinage intérieur
et les toits
du haut desquels je m'assure que les montagnes,
la place,
le Potala
n'ont pas bougés mais que les pèlerins, eux, s'agitent
toujours autant, que ce soit en tournant autour de la place, en
palabrant
ou en priant
devant le temple
Se mixent dans ce temple les images
(tout), les bruits des chants des moines dans l'obscurité
du temple ou des danses des locaux
qui refont les toits
au grand jour et encore les odeurs de beurre de yack (et inévitablement
des pèlerins
).
Je quitte mes compagnons pour flâner sur la place
et m'asseoir à côté d'un vieillard
qui hallucine sur mon appareil photo et sur mes doigts de pied
(il est pas le seul je sais). Je tourne encore autour du Barkhor
plus captivant que jamais pour découvrir des pèlerins,
des enfants,
des vieillards,
des
femmes, des moines,
des animaux que l'ont fait tourner aussi afin qu'ils aient des
petits
et leur dévotion toute faite de gestes (lampes
à huile notamment).
Nous nous délectons de plats tibétains sur la terrasse
d'un restaurant au sud-est du Barkhor et retournons nous endormir
(assez difficile pour moi puisque impossible jusqu'à 3h
du matin).
|
Jeudi 29 Juillet
Un petit-déjeuner au Pentoc achève de nous réveiller
(Humm ! Le pain blanc de l'Amdo
). DaWa n'étant pas
là au rendez-vous, nous partons donc au monastère
de Sera (55Y) et ses cortèges
de pèlerins,
d'enfants,
de vieillards,
de femmes,
de moines,
de Laowai
(!)
Nous sommes accompagnés par L&L qui s'excusent
toujours de nous déranger alors qu'au contraire, ils nous
intriguent toujours autant avec leurs récits et leurs explications
à travers les hordes.
La pluie tombante nous fait quitter ce temple
par une allée
bordée d'arbres pour rejoindre en divers bus
le temple de Drepung.
Nous nous régalons de Bao Zi et de Mian Tiao (donc dans
un restaurant d'immigrants Han) avant de nous lancer dans l'ascension
de 30 minutes qui nous mena à la porte du monastère
de Drepung sous la pluie. Elle s'arrêta pour nous laisser
visiter sans
personne (ou presque...)
puisque les moines avaient une semaine de vacances et étaient
pour la plupart rentrés chez eux laissant les
pèlerins désabusés. Puis nous discutions
avec un moine devant le temple
principal (en apparence opposé à l'occupation).
Ne sachant comment nous positionner, nous évitions de parler
des sujets facheux, mais l'écoutions nous dire que "
les grandes villes recelaient quelques bons chinois ", que
" la France était bonne car le Dalaï-lama y passait
" (léger sentiment de malaise de ma part) et finir
par nous dire qu'il fallait " keep the faith " (garder
la foi).
A 17h, nous rédigions chez Sherrap le " contrat "
pour le voyage en Jeep (à options suivant le temps que
nous allions rencontrés sur les routes). Pour fêter
cela, nous buvions un cappuccino chez nos amis italiens. Puis
nous mangions quelques brochettes épicées (dur-dur
pour Etienne et Edouard pas habitués) dans la rue autour
de l'étal d'un chinois de Xinjiang qui a pour client un
népalais, un japonais, un chinois, trois français
et deux tibétains. Un joli mixe!
Nous dînons ensuite avec deux guides de Chengdu. La discussion
est sympa et instructive (nous apprenons qu'avoir des billets
au Potala est alors difficile) même si beaucoup en chinois
et autour d'un Chang (bière tibétaine) qui me dégoûte
toujours autant
Une dernière vue
du toit de la guesthouse me réconcilie avec le Tibet.
|
Vendredi 30 Juillet
Etienne et Edouard partent donc faire la queue au Potala puisqu'il
faut actuellement faire une réservation le jour précédent
pour entrer dans un créneau horaire le jour d'après
(pas plus de 1000 visiteurs par jour).
Je fais pour ma part le Lingkor (sud et ouest) qui est le circuit
de pèlerinage qui entoure la vieille ville. La majeure
partie de ce circuit se fait maintenant dans les rues sinisées
et il faut suivre
les pèlerins pour s'y retrouver parfois (traversée
de rues pas évidentes). Puis, de la rue chinoise, nous
plongeons vers
la colline qui fait face au Potala par une ruelle qui fait
penser au mur
de Berlin (
) et qui est effectivement là pour
préserver le tracé au milieu des maisons chinoises.
Arrivés à cette colline,
on se retrouve dans un cadre
déjà plus tibétain,
avec des drapeaux
à prières, des peintures
sur la paroi, une " grotte
", des moulins
à prières, un monticule
de pierres d'ardoise, des fabricants de petits monticules de glaise
pour les prières
Pour résumer la situation, je croise alors un chinois
qui me parle de mon salaire et juste après lui un tibétain
qui continue avec moi le circuit et me parle du Dalaï-lama
et du Kalampa (3ème chef bouddhiste tibétain) qui
l'a rejoint en Inde il y a quelques années. Il me précise
que le Panchen-lama (unique dignitaire restant au Tibet) est contrôlé
par les chinois. Puis il me fait signe de nous taire car ce n'est
pas bien d'en parler. Il continue sa route et moi la mienne vers
le Lingkor nord où je trouve des pèlerins
qui se frottent sur une pierre sacrée au bord du circuit.
Après avoir visité un petit monastère
de nonnes (honorant un sage qui aimait l'opéra et construire
des ponts) faisant face au Chorten
du Potala, et après avoir rencontré un
chinois de 19 ans venu seul de la province du Gansu au milieu
des autres autochtones,
je rejoins ensuite mes 2 compagnons au Potala pour faire encore
une heure de queue en leur compagnie et arracher le précieux
sésame qui nous permettra de visiter le lendemain. Je passai
aussi sur la place
en face du Potala magnifiquement décorée
par le gouvernement local (ironie).
Puis nous suivons la Kora
autour du Potala accompagnés des rires des pèlerins
(qui nous mettent la main aux fesses), des crissements
des moulins à prières et des cris des vendeurs
présents tout le long : un joyeux capharnaüm
Nous visitons ensuite le parc
et le temple
du Lukang situés derrière le Potala, non sans
avoir écouté des pèlerins (qui semblaient
être népalais) chanter.
Je retourne alors visiter le Jokhang avec Djé. La visite
est génial car il y a beaucoup moins de monde et qu'on
arrive à reconnaître de nous même de nombreux
bouddhas et bodhisattvas. La visite se termine par la prière
des moines et la ruée des pèlerins (dont le chinois
de 19 ans rencontré près du Potala le matin même)
Nous sortons et achetons un rideau pour Djé sous les cris
des " Lookie, Lookie, Cheap, Cheap ".
Dîner avec les italiens au Pentoc et dodo, non sans avoir
ri un bon bout de temps grâce à la litanie de Djé
: " En arrivant à la gare de Sapporo, je décidai
de me rendre à l'hôtel à pied, en flânant
" (private joke).
|
Samedi 31 Juillet
Etienne et Djé partent visiter le palais du Norbulingka,
tandis que, l'ayant déjà vu la première fois,
je décide de visiter la multitude des petits temples disséminésdans
les ruelles
au sud du Jokhang. Je croise le pèlerin tibétain
rencontré hier qui fait son tour de Lingkhor quotidien
et m'indique les temples à voir : un premier somme toute
assez banal, un second
où les offrandes sont faites avec du baijiu (alcool de
riz) : une bonne odeur. Et enfin, il m'oriente vers un couvent
à l'architecture géniale.
Arrivée au temple du Karashmala, une petite
fille dont je ne sais si elle est une voisine ou une orpheline
récupérée par les moines se saisit de mon
" lonely planet " et me guide en me disant qui-est-qui,
où et comment m'incliner
Puis elle me présente
à ses
amis ! Tout ceci dans un tibétain qu'à ses yeux
je me devais évidemment de comprendre !
Puis je rejoins les autres au Potala parmi les processions
et les inclinaisons
de pèlerins
(de toutes sortes),
afin de pouvoir entrer dans la fenêtre horaire qui nous
a été réservée : midi à midi
dix
Nous faisons l'ascension,
payons à l'entrée
(100Y), traversons les salles et étages pour arriver sur
le toit
où nous découvrons la ville
et toujours ces visages
venus d'un
autre monde
Puis sortant
du Palais, nous descendons les escaliers
principaux (pas vus la dernière fois) encombrés
et nous permettant d'observer le village
qui autrefois était sous le Potala.
Nous
visitons ensemble les temples
et les écoles
au nord du Jokhang et surtout la dernière imprimerie
existante, où tout se fait à l'ancienne
Impressionnant
!
Dans
les rues embouteillés
et en travaux,
nous effectuons les derniers achats de victuailles diverses pour
notre départ du lendemain. Nous ne reverrons cet amas
de visages
variés que dans une semaine à notre retour.
|

To be continued...
|
|
|
|
|