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Yunnan: Les minorites, "le" Sourire

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Voyage d'Août 2003

Samedi 09 Août: Kunming

Départ de Shashi avec Cédric (revenu passer trois semaines en Chine): direction Wuhan puis l'avion pour Kunming! Etape ravitaillement du zinc à Guyang.

Arrivée à l'aéroport de Kunming ou l'on retrouve Jean, ami de Cédric en VIE au Japon. Soirée sympa à l'hôtel avec Saké japonais et bière chinoise... Puis découverte pour Jean de la "disco" typique chinoise à Kundun... Un régal pour les oreilles!

Dimanche 10 Août: Kunming-Jinghong

Départ direct pour le Xishuangbanna (région) et Jinghong (sa capitale) depuis l'aéroport de Kunming. Après de longues heures passées à transiter de la salle d'attente à la piste à une autre salle d'attente dans l'aéroport à attendre que les tempêtes s'arrêtent au-dessus de Jinghong (petit break lunch mémorable offert par l'aéroport), nous décollons finalement et arrivons sans encombres (mais à la nuit tombante) sur la piste de Jinghong perdue au milieu d'une végétation luxuriante qui n'a pas d'égal avec ce que j'ai pu voir en Chine (ou ailleurs)... Même dans ce coin pommé, nous avons droit à notre petit contrôle anti-SRAS...

Après un plouf-plouf dans le Lonely Planet pour choisir notre hotel, nous squattons convenablement une chambre pour la nuit. Un petit tour dans la ville (vite fait car ce n'est pas très grand) nous permet de situer le marché de nuit. Très clairement, l'endroit en Chine ou j'ai le mieux mangé au niveau barbecue... Des morceaux de viande (avec un gras: mamma mia!!!), des patates douces, des sauces épicées ou non... à se faire exploser!!!! J'ai repris en une semaine les kilos perdus à Shashi.

Lundi 11 Août: Jinghong-Galamba

Tellement de choses à découvrir dans cette région qu'après une rapide discussion, nous décidons d'enfourcher des vélos et de nous rendre au Sud de la ville: Galamba. Une négociation de vélo digne des annexes du routard, un bol de riz et c'est parti!!

La route (pas trop mal entretenue) suit le Mékong (Lancang) depuis Jinghong jusqu'à Galamba. Nos haltes cadencées par les "arrêts" du vélo de Jean (je dois bien avouer que j'avais bien été gaté par le choix des vélos) nous permettent de voir les villages de diverses minorités (principalement des Daï) de l'autre côté du fleuve boueux.

Une petite halte sur une aire de repos (une cabane au bord de la route) nous permet de déguster des ananas et des bananes de très très très loin les meilleures que j'ai jamais mangé. Nous assistons au chargement d'une matière blanche dans un camion et après nous être étonnés de la facon de traiter le lait dans cette région, nous réalisons enfin que ces autochtones chargeaient en fait la production de caoutchouc d'une plantation: Lao wai d'un jour, Lao wai toujours... (Lao wai = étranger pour les novices du parler-barbare)

Après une trentaine de kilomètres, nous rejoignons donc Galamba et mangeons rapidement dans la Guesthouse de la ville (un restaurant avec trois chambres sur le côté). Puis nous reprenons les vélos et descendons vers la berge du Mékong pour emprunter le bac du village et partir à la découverte de ce qui est décrit énigmatiquement sur la carte comme étant "l'autre coté", mais qui apparemment, vaut beaucoup plus le coup...Principalement, nous verrons des plantations d'évéas (une infinité), des bergers et leurs troupeaux, des baraques plus belles les unes que les autres (au moins par leur emplacement) et quelques villages.

Je suis quand même un peu décu car les gens ne sont pas aussi aimables que ce que j'ai pu lire ou entendre à droite à gauche... Mais bon, ce n'est que la première journée et la suite promet!!! Nous rentrons avant 19h pour être certains d'avoir le dernier bac et patientons en l'attendant en mangeant des brochettes (c'est trop bon!) et en buvant de la bière (ben il faut bien faire la réputation du lao wai), accompagnés de vieux locaux fumants leurs cigarettes à l'aide de "Bong".

Nous retournons à Galamba et nous rendons au parc des minorités qui d'abord semble à l'abandon, mais en cherchant ensuite, on voit quelques maisons habitées. Cela fait tellement zoo que nous sortons sur le champs (enfin aussi vite que nos vélos nous le permettent).

Diner avec quelques locaux bien entamés au Baijiu (les locaux, pas nous...) et nuit sur nos paillasses (avec moustiquaires, ca pique là-bas).

Mardi 12 Août: Galamba-Jinghong-Village Daï

Lever de bonne heure. Je me balade dans le village, vais voir des moines prier dans un temple.

A 9h, nous renfouchons les vélos pour le retour sur Jinghong, tout ceci se sera fait sans essuyer de grosses averses, et on aura vaiment eu un gros coup de chance car le ciel n'aura jamais été bleu pendant mon séjour au Xishuangbanna.

Débarqués à Jinghong, nous reprenons une chambre, une douche et partons à la recherche du restaurant que tient Sara, une amie rencontrée un an auparavant dans le Hubei. Elle organise des excursions dans tout le Xishuangbanna et nous conseille donc sur ce que l'on peut faire dans le temps qu'on a (Cedric et Jean doivent repartir Jeudi vers Shanghai)... Après beaucoup d'hésitations, nous choisissons un trek de 2 jours avec une nuit dans un village Daï. Nous partons immédiatement en mini-bus cette fois avec petits sacs à dos vers Galamba... Nous dépassons le village et descendons la plaine à l'est du Mékong pour mieux remonter des collines surboisées (Evéas, bois de construction, plantations d'ananas...).

Le chauffeur nous laisse dans un premier village de bois et de briques (locales) que nous quittons rapidement pour monter sur les collines avoisinantes. La pente est raide et glissante. Le chemin est en fait une coulée de boue: de l'argile qui vous met 10Kg à chaque patte... Au moins, on sait comment ils font les briques!

Après avoir traversé des rizières, puis une colline boisée (fougères...), nous débarquons en haut de la pente au milieu de pentes jonchées de plantations d'ananas: incroyable! Tout ca ne se voit pas "d'en bas"... Des villages sont perchés au loin au sommet des collines: c'est magnifique.

Après une traversée d'équilibriste entre les rizières, une grosse heure de marche (un arbre spaghetti), nous atteignons la porte d'un village Hani dans lequel nous entrons. Les habitations sont sur pilotis et entièrement en bois (pour ceux qui ont lu "Balzac et la Petite tailleuse", c'est comme cela que je m'imagine le décor). Nous ne voyons quasiment que les enfants et une grand-mère ("Api" en local) nous invite à nous reposer sur sa "terrasse". Ils parlent tous un dialecte et ne comprennent pas le mandarin: dommage (ou peut-être pas d'ailleurs). Après avoir mangé quelques fruits, bu un peu d'eau, nous repartons en marchant sur les crêtes des collines. Une heure plus tard, nous arrivons au village Daï dans lequel nous passerons la nuit.

Les habitants nous accueillent en riant de ces grands Lao Wai (il faut dire qu'on avait Cédric avec nous)... Une famille amie de Sara nous accueille et nous fait vraiment nous sentir chez nous tant ils sont aimables!! Après une douche sur la terrasse, nous assistons à la préparation du dîner. Ils ont "l'eau courante" (tuyau relié à un ruisseau supérieur sans doute depuis un moins d'un an) et toutes les maisons ont donc aménagé une cabine de douche sur leur terrasse: quatre murs faits de sacs plastiques diverses et tu te savonnes pendant que la maîtresse de maison est à deux mètres en train d'éplucher ses pousses de bambou.

Après un bon repas (riz, poissons, pousses de bambou). Ils ont quand même pris ce que la Chine avait de bon: le Baijiu (alcool blanc insipide pour ceux qui ne connaitraient pas encore) et la TV. Ca casse un peu le charme, mais bon: tout évolue! Il paraît même que certaines familles ont acheté un frigo. Question des autres habitants: pourquoi faire? Ils n'ont que de la nouriture locale qui se conserve parfaitement par des moyens naturels... Et bien: parce que la TV le dit! Voyons...

Certaines croyances locales sur les blancs: Est-il vrai qu'à la naissance, on a déjà un travail attribué, donc pas de soucis? Est-il vrai que l'on n'a pas beoin de travailler?... Bien que certaines personnes parlent un peu mandarin dans ce village, on ne nous les a pas posées directement, mais Sara nous en a fait part.

A 10h30, extinction des feux après une tentative dangeureuse pour se rendre dans la brousse voisine (installez vos toilettes sur une pente à 45 degrés, des rondins disséminés et humidifiez le tout: voilà c'est prêt, amusez-vous!). Nuit sur des matelas dans la pièce commune pendant que nos hôtes rejoignent leurs chambres.

Mercredi 13 Août: Village Daï-Galamba-Jinghong

Après un petit déjeuner des plus locaux (riz, poisson, bambou... ce sera le menu de la semaine, je ne le répèterai jamais assez) départ à 9h pour rejoinre Galamba en longeant le Mékong d'abord en altitude puis sur les berges.

Nous descendons donc lentement vers le fleuve qui se rapproche de plus en plus. Peu de temps auparavant, il était caché par les nuages qui maintenant remontent sur les versants de chaque coté du cours d'eau. Par moment, nous marchons avec des paysans descendant vers leurs champs de cacahouètes, leur rizières, leur plantations d'ananas... L'un d'entre eux avait un fusil particulièrement impressionant. Nous en croisons d'autres qui réparent et élaguent les sentiers qui souffrent beaucoup de l'humidité (glissements de terrain). Arrivés à hauteur du fleuve, nous faisons une halte dans un village ou nous nous débarassons des kilos de terre ramassés pendant la descente et ou on nous donne de nouveaux des fruits aussi juteux que délicieux.

Nous commencons ensuite notre retour vers Galamba en remontant le Mékong voisin. Jean s'essaye au port de la hotte d'une vieille femme et se rend compte que même vide, ce n'est pas facile à porter... Après 3h de marche (sous le soleil!) avec nos grandes jambes de blancs, comme dit Sara, nous rejoignons un sentier de terre sur lequel nous empruntons un taxi moto local jusqu'à Galamba. Beaucoup de discussions très intéréssantes avec Sara, notamment sur les mariages locaux (les parents qui vendent leurs filles aux gens de la ville... Shanghai notamment) et la relation extrèmement mouvante de ces minorités avec le monde extérieur...

Retout en mini-bus de Galamba à Jinghong et diner de nouveau au marché de nuit chez celui qui deviendra notre "fournisseur officiel": un régal! Encore un chinois qu'on croirait local et qui en fait se déplace tous les ans jusque dans le Hubei (à Wuhan) où il participe à un gigantesque marché... Il est même déjà passé à Jingzhou (chez moi). Le monde et la Chine sont petits.

Jeudi 14 Août: Jinghong

Après une matinée passée sur les marchés (endormis...) de Jinghong (achat de miel de montagne à l'arrière goût d'ananas: on sait au moins où les abeilles locales butinent) à observer des étales aussi colorés que les robes des vendeuses et un repas offert par Sara dans son "Forest Café" (au menu: soupe, salade de fleurs de lotus et plats variés), Cédric et Jean repartent en avion vers Kunming et je me retrouve seul (mais pas malheureux rassurez-vous) à Jinghong.

Je profite donc de l'après-midi pour visiter la ville et ses environs proches (pont, rues aux palmiers, parc...): pas de quoi couper trois pattes à un canard. Puis je retourne à l'hôtel pour changer ma chambre et aller dans un dortoir (plus propice pour rencontrer des gens avec qui partir en vadrouille). Je me retrouve donc dans une chambre aux murs blancs délavés et suintant d'humidité avec des moustiquaires (type vieux films de colons) et une climatisation (oui quand même) à bruit de tondeuse... Pas top donc, mais j'ai un compagnon de chambrée japonais aussi sympa qu'incapable d'aligner deux mots d'anglais... C'est donc en chinois que nous passons le reste de l'après-midi à discuter dans les rues de Jinghong et à parler des coins sympas où aller... Son programme est de retourner à Shanghai par la terre depuis le Yunnan: il a encore un sacré tour à faire!

Après quelques recherches, je décide donc de faire finalement le tour qui me tente depuis que je suis arrivé ici: Bulanshan-Damenglong. Plus au sud de la Chine, tu peux pas... A deux pas de la frontière! Des guides locaux sympas me disent qu'étant donné que je parle chinois, je n'aurais pas de problèmes à me trouver entre les villages de minorités. Bien que doutant un peu, je l'admet, je décide donc de partir le lendemain, seul.

Vendredi 15 Août: Jinghong-Menghai-Bulanshan-Village Bulan

Je quitte l'hotel à 6h pour prendre l'unique bus quotidien pour Menghai, ville de transit à 3h complètement à l'ouest de Jinghong. Un minibus on ne peut plus chinois nous emmènent par monts et par veaux (sans fautes d'orthographes, on en a pris un dans le pare-choc, ils volent bas en cette saison) à droite et à gauche (les fous rires que j'avais avec la tête de ma voisine endormie qui se retrouvait projetée depuis mon épaule sur la vitre à chaque tournant: mais il en faut plus pour réveiller un chinois!!!). Après quelques habituelles nausées (pour parler poliment) de mes voisins de devant, nous arrivons enfin à Menghai, une rue principale où le Lao Wai est rare (surtout en cette saison post SRAS): je ne croiserais en tout et pour tout que deux anglais pendant tout mon séjour au Xishuangbanna. L'unique bus pour Bulanshan part environ 3h après, je délaisse donc les guichets (où tout est écrit en chinois et Thai-Laossien) et vadrouille donc avec mon sac sur le marché local et goûte à quelques plats et fruits locaux.... Beaucoup de vendeuses à jolis chapeaux, mais à Menghai, c'est mieux le dimanche!!! Faudra revenir...

Après un déjeuner en bonne compagnie sous des regards inquisiteurs, je retourne à la station de bus vraiment emplies de personnages de tous genres, du moine boudhiste aux paysans locaux... Après une bonne attente, le bus pour Bulanshan arrive enfin et nous "décollons". C'est un bus tourisme traditionnel qui empruntera toutes sortes de chemins pour nous mener jusqu'au coeur d'une jungle à plusieurs niveaux: impressionant! En cours de route, le chauffeur délivre les bouteilles d'huile, les sacs de ciment confiés par des Menghai-iens pour leur familles restées vivre sous les arbres du Yunnan. Il laisse monter à sa guise des paysans vétus en tout et pour tout de pantalons de toile fixés par une ficelle "artisanale" (si cela peut se dire d'une ficelle). Ils sont sûrement très jeunes, mais ont un faciès tellement marqué que cela les feraient presque membre d'une autre branche de l'humanité (ne voir aucun racisme là dedans). La différence était tellement marquée entre eux et moi que je ne pensais même pas (et peut-être n'osais pas) prendre une photo (même caché) et qu'ils n'étaient pas autrement surpris de me voir (contrairement aux autres personnes plus "évoluées"). C'était un rapport assez incroyable...

Après 4h extrèmement cahotiques et particulièrement éprouvantes, à une heure de la nuit tombante, le bus arrive à Bulanshan (une rue de 100m de long avec des maisons de part et d'autre). Je demande au chauffeur où se situe le prochain village et il m'annonce 2h de marche après quelques discussions avec des villageois. La plupart me disent d'attendre le lendemain pour partir, mais je dois avancer afin de revenir à Jinghong avant le lendemain soir et l'excursion prend en théorie deux jours et demi... Je pars donc sur le sentier assez large au début sous les nuages menacants. Cela fait quand même un peu bizarre de s'enfoncer tout seul dans une forêt aussi dense.

Après avoir observé un arc en ciel (assez rarement vu pour moi en Chine) et passé un premier village, je rencontre une famille sur le bord du chemin. Le père coupe des lotus, la femme les ramassent avec ses deux petites filles et la petite dernière attachée dans le dos. Je lie conversation avec le père qui parle un mandarin d'un niveau équivalent au mien. Lui ayant demandé où il habitait, et ayant cru comprendre le nom du village que je souhaitais atteindre dans la soirée, je commence donc à marcher avec eux très excité à l'idée de ce que je vais bien pouvoir découvrir... Leur village était en vue et après 30 minutes, nous rejoignions les 80 autres familles Bulan qui constituaient cette tribu minoritaire. Ils m'invitaient aussitôt à passer la nuit chez eux et je ne savais pas trop quoi faire car on m'avait dit qu'il y avait une espèce de maison pour les étrangers de passage, mais je ne parvenais pas à la trouver. Ils insistaient tellement que je finissais par accepter et me rendais donc à leur maison (sur pilotis). Après m'être débarassé de mes chaussures, je pénétrais dans la salle commune complètement dénuée de tout. Un foyer centrale, une table fixée au mur, deux coussins (qu'ils s'empressaient de me coller sous les fesses, et gare à moi si je dépassais un peu sur le plancher), et des trous béants dans les murs et le plancher pour pouvoir entendre la volaille et le cochon qui pataugaient dans la boue sous la maison...

Cette soirée restera gravée à jamais dans ma mémoire: depuis la préparation du repas jusqu'à nos discours sur tout et rien, toujours dans un mandarin approximatif... Pendant qu'ils préparaient le repas, les enfants jouaient avec des panouilles de maïs. Et nous discutions de mon pays, je leur expliquais ce qu'était la Chine (le père était déjà allé à Menghai, jamais à Jinghong, allez donc lui parler de Pékin), essayais de leur montrer les pays sur les cartes du Lonely Planet (pas complètes d'ailleurs!!!), montrais aux enfants (qui apprenaient à ne plus me craindre petit à petit) des photos d'autres minorités qui les faisaient rire aux éclats... Je leur expliquais combien il fallait de jours de bus pour rentrer en France, répondais à leurs questions, la plus sidérante restant: est-il vrai que lorsqu'il fait jour ici, il fait noir à New-York (parce que Paris, pas la peine d'en parler, inconnu!!!)? Allez expliquer ca en Chinois!!!!

Après un repas agrémenté de cacahouètes cuites à l'eau, le feuilletage de mes deux livres une fois de plus (Lonely Planet et le chinois en 40 lecons), ils allèrent se coucher dans leur chambre (trois matelas sur le sol) et un hamac pour la plus grande des filles et m'offraient une paillasse ainsi qu'une couverture (des plus douteuse il est vrai) dans la salle commune. Début d'une nuit de cauchemard... La plus petite était dèjà malade durant le diner et toussait en crachant ses bronches et les deux autres furent malades toutes la nuit... Dix minutes de repos puis trente minutes de pleurs continus... Tant et si bien que la maman se leva pendant la nuit, prit une torche et sortit... pour revenir quelques minutes plus tard avec une vieille "sorcière" (véridique) qui fit boire aux trois enfants des bols de "je-ne-saurai-jamais-ce-que-c-etait" et chantait "je-ne-sais-quoi": une autre époque, un autre monde!!!

Samedi 16 Août: Village Bulan-Damenglong-Jinghong

Reveil de petit matin après cette nuit très courte par les réveils toutes les 10 minutes. Je sors prendre quelques photos de la vue de cette maison et m'apercois, au début sans m'en soucier, que les nuages volent bien bas en ce matin d'août... Attendez la suite! Après un petit-déjeuner "bambou-cacahouètes-riz", et des au revoir avec promesse d'essayer de repasser l'année d'après, je quitte mes nouveaux amis d'un jour qui auront bien essayé de me prévenir qu'il allait pleuvoir...

Comme je l'ai dit, j'étais très excité le soir d'avant et ne m'étais donc pas rendu compte que je n'avais pas encore rejoint le village que j'espérais atteindre mais que je m'étais arrêté bien avant... Ce n'est qu'après une heure de route et m'être enfoncé beaucoup plus dans la forêt que je découvrais le village de Weidong, de loin le plus grand de cette balade. Déjà arrivé ici, j'avais de la chance de ne pas m'être trompé de chemin tant il y avait eu de carrefours entre les sentiers boueux et je me fiais toute la matinée aux deux gamins et trois vieillards édentés que je croisais et qui avec de grands sourires lorsque je leur demandais si Damenglong était bien tout droit m'indiquait le fond inatteignable de la vallée. Dans le village de Weidong je passais dans une maison où trois garcons faisaient du thé avec les feuilles séchées des champs voisins et même sans parler, ca se marrait à tout va: pensez, un lao wai!

Je continuais donc ma balade au milieu des champs, dépassant parfois un temple planté par on ne sait qui... Mais je ne croisais personne après Weidong pendant trois longues heures et ne voyais que quelques rares paysans qui me surplombaient depuis leurs champs. Et je m'enfoncais toujours plus dans la vallée, toujours plus boisée et le ruisseau qui la séparait au début devenait rapidement une large rivière infranchissable à pied. Je commencais donc à monter sur un des versants et perdait plusieurs fois le chemin jusquà me retrouver au bout du versant, à pic vers la rivière et toujours la vallée et les arbres devant moi.

Je regardais longuement partout en me demandant où j'avais bien pu rater un embranchement et cela m'aurait fait revenir sacrément loin... Et puis, glissant le long du pic sur les talons, je trouvais un pont de branchage (cala)miteux sur lequel je m'avancais tel le capitaine Hadock (dans Tintin au tibet)... à quatre pattes! Ca peut faire rire, mais avec le courant qu'il y avait en dessous, je peux vous dire que je pestais contre les habitants de Jinghong qui me disaient qu'il n'y a avait rien à craindre... Les rumeurs de villageois attaquant les marcheurs, ok, je veux bien croire que cela soit des fabulations, mais très clairement, jamais je ne conseillerais à quelqu'un de se rendre seul sur ces chemins.

Je marchais encore jusqu'à midi avec des fougères... jusqu'à par dessus la tête, un à pic de 20 mètres (au moins) à ma droite, le "sentier" continuellement barrée pour les troupeaux... J'apercevais quand même de temps à autres des gens de l'autre coté, ce qui me rassurait je dois l'admettre car pendant ces trois grosses heures, je ne voyais pas un village. Après avoir rejoint un sentier, j'entendais des bruits de haches et voyais avancer vers moi une femme et son fils. Je pensais qu'ils me croiseraient avec de grands sourires "comme d'habitude", mais par gestes (et avec de grands sourires quand même), ils rebroussèrent chemin et m'invitèrent à les suivre jusqu'à leur village que je découvrais après un tournant: Songeer. C'était une tribu Lahu dont la plupart des villageois étaient parti pour la journée. Les quelques hommes qui abattaient des arbres aux abords du village nous suivirent. Nous dévalions la pente pour descendre au village en contrebas. Je passais une grosse demi-heure dans une des maisons sur piloti au centre du village sirotant de l'eau chaude dans une tasse bien sale et échangeant quelques mots avec mes hôtes.

Au moment où je voulais les quitter, il se mit à pleuvoir et ils me disaient de ne pas partir, de rester là et de les quitter au petit matin. Mais je devais rejoindre Damenglong avant la nuit. Je gravissais vraiment avec peine la pente pour rejoindre le petit chemin qui me conduirait à destination. Les 10 minutes de pluie l'avait déjà rendu glissante à souhait. Je saluais de loin les Lahu qui me regardaient partir. A partir de ce village, la pluie ne s'arrêtait plus et montait crescendo... C'est pourquoi je n'ai plus de photos après cette heure-là, impossible de sortir l'appareil, des trombes d'eau, le sol et les ponts glissants à souhait... Ah je sais profiter de mes vacances...

Marche de 12h à 17h non stop (sans compter les 4h du matin). Je m'arrêtais toutes les 1/2 heures pour boire un peu, manger des bananes offertes par les différents Dai, Hani, Lahu ou Bulan croisés. Je m'arrêtais à Nuna (Bulang) sous le toit d'une petite vieille qui me fixait des yeux pendant mes dix minutes de poses sans m'adresser un mot. Je m'arrêtais une fois encore, exténué (mais vraiment) dans une maison isolé (une pièce à même le sol) au bord d'une rivière. Là vivait un jeune couple qui ne devait vraiment jamais avoir de visiteur et n'avait qu'un lit pour tout meuble dans la pièce... Après un peu de repos, je repartais, toujours plus trempé: c'est là que l'expression "trempé jusqu'aux os" prend tout son sens: chaussettes, chaussures (en gortex!), short, calecon, T-shirt, cape... Seul le sac resistait... Mais le sac de cacahouètes cuites à l'eau offert par mes hotes de la nuit avait fait son oeuvre et lors de mon dernier arrêt à Manpo (Bulang), je réalisais que mes habits de rechange, mes livres... tout était aromatisé à la cacahouète Yunnanaise.

Je passais un bon bout de temps à Manpo à me changer chez une famille accueillante juste pour le plaisir d'avoir chaud deux minutes. Les villageois me conduisirent chez l'un d'entre eux qui avait une moto et qui habituellement n'était pas contre emmener un Lao Wai sur les derniers kilomètres, mais le temps et le sentier boueux lui interdisaient toute sortie, et prenant mon courage à deux mains et enfilant mes deux grolles-éponges, je terminais la dernière heure jusqu'à Guangmin (village aini) que j'atteignais à 17h et d'où je rejoignais Manguanghan en monstro-plante, puis après d'âpres négociations, me rendait dans une ferme communale d'où un paysan m'emmena en moto jusqu'à Damenglong (toujours sous la pluie), à une vitesse aussi séchante que dangereuse.

Enfin, je m'asseyais dans le mini-bus bien sale, mais soupirait d'un air béat dans ce confort providentiel au milieu des Dai qui hallucinaient de voir un long nez enfiler le dernier T-shirt sec qu'il pouvait trouver enfoui au fond de son sac!!!

Je rentrais donc le soir même à Jinghong (puisque je n'avais pas raté le dernier bus), établissant au passage sans doute un des records de la traversée Bulanshan-Damenglong... Après deux kilomètres, montaient dans le bus Zhang Bei et Deng Xiaobing, deux chinoises de Nanning qui passaient deux semaines de vacances dans le Yunnan seules, sans drapeaux ni casquettes: très très rares pour des chinois, encore plus pour des chinoises!

A Jinghong, après une douche chaude, je sortais manger de délicieuses grillades locales avec ces deux amies et retournais me coucher épuisé...

Mes deux conclusions pour cette excursion étaient les suivantes:

1. Indiana Jones me paraît nettement moins con lorsqu'il glisse dans ses films le long d'une pente au milieu des plantes diverses et variées pour atterrir dans une rivière de boue... C'est super pas difficile de tomber en fait!

2. La forêt équatoriale humide porte bien son nom... J'avais droit à du papier journal dans les chaussures pour les 3 prochains jours...

En gros, c'était géant!

Dimanche 17 Août: Jinghong-Lijiang

Départ pour Lijiang en avion. Survol des collines du Xishuangbanna et de ses plantations d'évéas.

Dans le bus de l'aéroport à Lijiang, je rencontre Jack, un anglais qui bosse en Thailande à Chang Mei et qui se retrouve bien pommé au milieu de tous ces chinois. Après être entré dans la ville par une porte typée bien "chinoise" (patrimoine mondial...), nous déambulons dans les rues à la recherche d'un hôtel que nous trouvons assez rapidement et où nous prenons une chambre avec un autre anglais et une belge... Et oui, Lijiang, ce n'est plus le Xishuangbanna: le lao wai, même s'il ne foisonne pas, fait partit du paysage au milieu des CENTAINES de touristes chinois qui se prennent en photo sous tous les angles et tous les ponts de cette très belle ville. Lijiang avait été en partie détruite il y a quelques années à la suite d'un tremblement de terre, mais ses habitants ont remarquablement remontées les ruines et tout ceci laisse maintenant place à des rues, ponts, maisons... magnifiques: c'est un peu une Venise tibétaine... Ben oui, on n'est pas loin mine de rien...

Cette première journée à Lijiang me mènera à droite à gauche en haut en bas parmi les labyrinthes et le dédale des rues... Je passe aussi pas mal de temps dans la cour de l'hôtel (ancienne maison composée de quatre édifices laissant une cour au centre) à discuter avec Jack, le deuxième anglais, de tous ses voyages faits de part le monde. Il a déjà passé deux mois dans le Yunnan, ne parle pas un mot de chinois, mais a fait tous les villages possibles et imaginables et leurs marchés dont il sait tout et parle de plus de lieux que tous les guides de routards.

Juste pour la note et les internautes soucieux de savoir ou aller manger, il y a à Lijiang de tout, mais pour ceux qui comme moi ont soif d'un peu de cuisine occidentale: une seule adresse, le resto italien qui borde le canal principal au sud de la ville: des pizzas et du jambon-melon... Madre mia!

Lundi 18 Août: Lijiang

Je reste à Lijiang et parmi les dédales de rues, je tombe sur le marché haut en couleur et rempli de Naxis (la minorité la plus présente dans le nord du Yunnan). Des bouchers aux maraichers en passant par les vendeurs de ballon, les clientes toutes plus locales les unes que les autres... Les femmes Naxi portent toutes les mêmes vêtements composés d'une robe-blouse bleue et noire et caractéristique par la cape en T en peau de mouton (appelée peau de mouton aux yeux de grenouille) qu'elles portent sur le dos pour supporter leur panier constamment sur le dos mais représentant aussi le ciel. Vous vous coucherez moins bêtes ce soir! Pour finir avec les explications, les Naxi sont une société matriarcale et effectivement, les femmes s'occupent de tout et chez les hommes, ca file doux...

Des français rencontrés dans un bar Sino-breton de Lijiang (oui, je l'ai dit, c'est un peu Disneyland cette ville) revenaient du lac Lugu plus au nord: un petit treking sympa au milieu d'une des dernières véritable société matriarcale... La prochaine fois peut-être!

Je me rends ensuite dans le parc du Dragon noir de Jade au nord de la ville, traversant au passage la ville nouvelle (dans le plus grand standard chinois) et y découvre un lac, des arbres, un "musée" où l'on m'explique le pourquoi du comment des caractères naxis (un des derniers dialectes à utiliser des hiérolglyphes): c'est très joli et très basique, mais j'ai passé une bonne heure avec un vieillard sympa qui, surpris de mon mandarin (même bredouillant) a voulu m'initier au maniment du pinceau... Conclusion: j'écrirai pas en Naxi, un point c'est tout et ca vaut mieux comme ca, même si on s'est bien amusé tous les deux!

Puis, je reviens vers l'extrémité sud de la ville et monte vers la tour Wanggu qui surplombe la ville depuis la colline du lion (un vrai piège à touristes), mais on a une vue imprenable sur les toits de la ville, il y fait agréablement frais (le vent), et le parc autour est sympa. J'apercois le Mushi Shisifu (à mes souhaits, je sais...), résidence d'un ancien chef Naxi, mais il est mort alors je ne développerai pas plus... Je continue à déambuler dans les rues à la recherche de portraits et de sourires dont les gens ne sont pas avares!

Le soir, je retrouve Jack (l'anglais thailandais) dans les rues et nous déambulons parmi les nombreux bars de la rue principale Dong Dajie.

Mardi 19Août: Lijiang et alentours

Le lendemain matin, nous prenons deux vélos (avec Jack) et quittons Lijiang par une route superbement bitumée (on s'étonne de tout en Chine) à la rencontre du Docteur Ho, rendu célèbre par un écrivain que nous ne citerons pas puisque je ne sais absolument plus qui il est...

Après 6 km à vélo, nous rejoignons par de petits chemins son village et après avoir déambulé quelque peu dans les rues (désertes de touristes) et sur les chemins environnants, nous arrivons devant sa maison ou un petit homme en blouse blanche nous accueille en criant: "Hello, I am the famous doctor Ho!"

Mais pourquoi est-il donc célèbre cet homme-là? Et bien pour le travail qu'il effectue sur les plantes et toutes les sortes de thé qu'il en retire pour guérir de tout. Sa maison est en fait placardée d'articles le concernant, de cartes de visite, de cartes postales, de lettres de gens le remerciant de son aide (il semblerait que ca marche). Mais bon, nous avons eu le droit à un speech (de la part du fils qui a étudié beaucoup, parle 3 langues...) concernant uniquement la célébrité de son père et pas du tout les plantes: dommage!

Mais bon, comme l'a dit un des Monty Python de passage: "Personnage intéressant, tisane répugnante!". Enfin, c'était un anglais, et tout comme Jack, les anglais, ca rigole pas avec le thé... Enfin, moi j'ai pas trouvé ca transcendant et je me porte toujours aussi bien après l'avoir bu, donc au moins, ca ne fait pas de mal...

Jack passe une demi heure à réparer l'ordinateur du Doc. Ho qui ne fonctionnait plus et cela le dérangeait énormément de ne plus pouvoir recevoir les mails de ses nombreux admirateurs... Des mails dans ce bled pommé, c'était assez sidérant... Enfin, une rencontre bien sympathique, même si pas très instructive!

Nous finissons la journée en vadrouillant dans les villages alentours puis retournons à Lijiang par les sentiers des champs.

Mercredi 20 Août: Lijiang-Dali

Départ de bon matin pour Dali à quelques 4h de mini-bus. Sur la route, les habituels croisements de personnes sorties tout droit de... de chez elles... Le fonctionnaire à l'activité débordante, les monstro-plantes regorgeants d'occupants (et encore, celui-ci n'est pas de loin le plus rempli que j'ai pu voir), les chineurs du mercredi (ben oui, on était mercredi...).

Nous montons des cols, les redescendons et je peux enfin apercevoir à l'horizon le Lac Erhai ("en forme d'oreille" en chinois dans le texte) quenous rejoignons depuis le nord et longeons aux deux-tiers avant que le chauffeur ne me fasse signe de descendre...

- J'ai pas été sage?

- Non mon garçon, mais tu es un Lao Wai, ca m'étonnerait que tu te sois tapé cette trotte pour aller jusqu'à la nouvelle-ville.

- Ben oui effectivement, dis-je en descendant... Mais déjà les portes se refermaient et j'ingurgitais la poussière levé par le bus

Que faire? Pas le temps de se poser de question, j'avais déjà une carriole à âne, une à cheval, deux motos, un taxi qui me marchaient sur les pieds... Dao Dali?! Le laowai n'étant pas encore bien mûr en cette saison (ils tombent pas des bus quoi), le marchandage en est bien facilité et c'est en âne que j'arrivais dans les murs de Dali. Après avoir posé le barda dans une guesthouse où je comprenais déjà pourquoi Dali était connue pour ces plantes aux vertues "euphorisantes" (dirons-nous) et pour être un lieu rassemblant beaucoup d'amateurs des plantes sus-nommées, je louais un vélo et l'enfourchant me rendait sous un agréable soleil vers le temple situé à la sortie de la ville.

Je passais une petite heure dans l'enceinte du temple à regarder les pagodes, bouddhas et le lac... Puis repartais de plus belle vers la ville que je visitais à pied et rapidement puisqu'elle était assez petite... Sortant de la rue principale (séparant la ville d'Est en Ouest) et ses grandes portes, je rentrais dans une grande cour dans laquelle se trouvait une bibliothèque et une multitude d'enfants et de vieillards (des groupes séparant catégoriquement les femmes des hommes) jouant aux Majong, aux cartes ou encore au Xiangxi (échecs chinois).

Puis je reprenais mon vélo et descendais vers le lac aussi vite que me le permettait ma monture. Je prenais quelques photos du lac, discutais avec 2-3 pécheurs qui voulaient m'emmener de l'autre côté ou pécher, c'était selon... Je leur faisais comprendre gentiment que le bateau, c'était pas ce que je préférais quand arriva un cortège de chariotes remplies de chinois qui mit fin à mon tourment, les pécheurs étant tout heureux de se jeter sur cette mane d'apprentis-touristes...

Je repartais de plus bel sur mon fidèle destrier sur une route ultra plate avec le vent dans le dos. Tel Anquetil sur les champs-élysés, je dépassais la voiture sponsor (une chariote dans mon cas), et quelques 200 mètres plus loin m'étalait de tout mon long, une pédale en moins... Une glissade de 20m plus tard, et ma plus belle croûte à vélo jamais réalisée, je me relevais hagard et réparais ce qui était réparable (mon genou). Pour le vélo, je terminais la balade avec une pédale sur les pavés de Dali...

J'assistais des terasses de café au coucher de soleil derrière les montagnes entourant le lac et rencontrais alors un ch'ti gars de Singapour bien sympa qui avait déjà sympatisé avec deux australiens et nous partions passer la soirée avec cette bande au Joke Café (simple mais super sympa), tenu par la belle-soeur chinoise de l'australien... Vous me direz, on s'en fiche, mais c'est pas grave, c'était très sympa!

Jeudi 21 Août: Dali-Kunming

Je retournais au Joke Café et prenais un petit-déjeuner des plus copieux en compagnie d'un couple québécois (Jean et Marlène) des plus sympas qui entreprenaient un grand tour du Népal, au Vietnam, en passant par le Laos, la Chine... Nous nous échangions quelques tuyaux et je les quittais partant vers Lijiang et le Tibet lointain tandis que j'allais à l'aéroport rejoindre Kunming (ben oui, l'avion, ca fait quand même gagner une journée et le temps, c'est toujours ce qui manque!). Vraiment le genre de personne auxquelles j'aimerais ressembler dans quelques années! En tous cas, bien semblables aux Québécois que j'avais pu voir il y a quelques années au Canada!!!

J'arrivais à Kunming vraiment rapidement, passais l'après-midi dans les quelques vieilles rues que l'on peut trouver, les marchés... Et retrouvais Zhang Bei et Deng Xiaobing (rencontrés dans le Xishuangbanna si vous suivez encore) et passais la soirée en leur compagnie oscillant de Kundun à des bars plus tranquilles.

Vendredi 22 Août

Départ pour une semaine en Thailande, mais ceci est une autre histoire...

 

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