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Vendredi
05 Novembre
Décision prise le jeudi soir de partir pour Datong
(province du Shanxi) pour le weekend pour visiter, entre
autres, les fameuses grottes Yungang. Cest donc en
courant que nous (Irène, amie italienne et ma pomme)
sortons des cours à 12h, faisons le paquetage (2
T-shirts quoi
), nous ruons à la gare ouest
de Beijing en métro, suivons une queue (organisée
!!!! On est quand même à Beijing) où
nous achetons les billets en « assise dure »
pour Datong et montons à 15h dans le train qui nous
emmènera jusquà notre destination
5H30 plus tard, après avoir traversé la province
du Hebei dEst en Ouest au niveau de sa partie la plus
fine (mais aussi assez montagneuse) et être entré
par les « déserts » (tout est relatif,
mais cétait quand même pas la folle agitation
du côté des végétaux) du nord
du Shanxi, nous débarquons en soirée à
Datong. Les 2 T-shirts étant déposés
à lhôtel proche de la gare au nord de
la ville, nous nous rendions au centre-ville pour trouver
de quoi manger
A priori, cela partait plutôt mal puisque à
presque 22h, tout était déjà fermé.
Cétait sans compter sur la providence qui nous
dirigea vers le plus simple des bouibouis locaux, déjà
vidé de ses clients partis cuver leur baijiu. En
entrant dans le restaurant, nous eûmes limpression
davoir laissé la mort entrer derrière
nous : il fallait voir les visages des propriétaires.
Je ne pense pas que les nombreux touristes de Datong sarrêtent
dans ce genre dendroit. Mais très vite, les
visages se détendirent (grâce notamment à
la bière de Datong : hummm
) et cest autour
du poêle que nous dégustâmes un plat
dagneau frit et les traditionnelles pâtes-uf-tomate
: un délice !
Puis nous ressortions dans le froid qui était déjà
beaucoup plus prenant ici quà Beijing pour
regagner nos pénates après avoir réservé
des billets pour le train de dimanche.
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Samedi 06 Novembre
Levés de bonne heure, nous profitions du petit-déjeuner
de lhôtel, puis décidâmes de la
destination : le monastère suspendu de Xuankong.
En effet, nous pourrons visiter les grottes (plus célèbres
et plus proches) le lendemain avant de reprendre le train
pour Beijing. Il faut un minimum dorganisation pour
pouvoir en faire le plus possible
Le principal problème avec ce temple est dy
accéder. Etant situé à 2h de bus de
Datong, nous avions deux options :
- Le CITS (organisme de tourisme chinois) qui torganise
ton petit tour très bien à grand renfort de
gueulophone, casquettes et drapeaux en tout genre (suivez
le guide !). Non merci
- Trouver les bus locaux qui allaient dans la localité
de Hunyuan voisine.
Après nous être rendus dans la gare routière
la plus proche, nous étions redirigés (en
taxi moto) vers lancienne gare doù, à
bord dun minibus Iveco bien vétuste, nous pûmes
rejoindre par les petites rues de Datong puis par les petits
chemins de terre (laissant derrière nous des cols
bas et des plaines arides) la ville de Hunyuan, de laquelle,
en 10 minutes de voiture nous arrivâmes au monastère
au coeur des montagnes Wutai Shan.
Ce monastère de 1400 ans construit sur une falaise
dans une gorge où coulait autrefois une furieuse
rivière (bloquée maintenant par un barrage
en amont
) donne tout dabord une impression de
petitesse en bas de la falaise sur laquelle il sagrippe
désespérément. Mais très vite,
cet endroit ma beaucoup plu car je nai pas le
souvenir davoir vu des monastères de ce type
en Chine. La visite se résume à des promenades
sur les passerelles et les échelles qui relient les
différents pavillons entre eux . Les trois religions
sont ici représentées dans un même temple
(bouddhisme, confucianisme, taoïsme).
Puis un escalier nous emmena au dessus du barrage doù
nous découvrîmes un lac assez sympa même
si petit joueur à côté de ceux du Tibet
(Ouah le blasé ici !!!).
Reprenant un bus à Hunyuan, nous rejoignîmes
Datong pour visiter deux temples : le Huayan Si du haut
et celui du bas. Ils se résument plus ou moins à
deux musées, mais la salle de prière principale
de celui du haut est très spécifique par sa
forme et ressemble beaucoup à celui de Sakya au Tibet
(les deux seuls que jai vu comme cela en Chine).
Puis, après une pause thé pour nous réchauffer
(ça commence à peler vraiment sec par ici
!), nous vîmes de lextérieur le Shanhua
Si (un temple en restauration) et la muraille non restaurée
(mais très haute) qui encadre tout le centre ville
de Datong. Enfin, passage au cinéma (première
en Chine pour moi!) afin de découvrir (sans sous-titres)
le dernier film à la mode: 2046. C'est déjà
très dur à comprendre en langue normale (j'imagine),
alors nous nétions pas trop de deux apprentis-chinois
pour essayer de comprendre lintrigue qui liait ce
chinois à ces 5 femmes.
Un dîner rapide mais nettement moins bon que celui
du jour précédent nous réconcilia avec
nos estomacs bien malmenés sur les routes du Shanxi.
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Dimanche 07 Novembre
Après un lever matinal (encore un
Ca déconne
pas le tourisme !!), nous décollâmes à
7h30 (en taxi pour être sûr de revenir à
lheure pour le train) pour les grottes distantes de
16kms.
Nous restions ainsi trois heures à contempler les
45 grottes construites à partir du Vème siècle,
mais surtout les plus grandes qui nous faisaient passer
dun univers byzantin à un univers hindou en
passant par des reliefs perses et grecs
Mais tout
en restant bel et bien en Chine comme nous le rappelaient
les quelques gueulophones habilement maniés par dingénues
guides chinoises
Dans la plus grande grotte à peine commencée
(la numéro 3 pour ceux qui connaissent), on observe
juste que la pierre a été creusée et
un Bouddha et deux bodhisattvas sont taillés, le
reste est vide, et lorsquon entre, on se croirait
dans les grottes afghanes
Bon, je ny suis certes
pas allé, mais cest ce à quoi jai
pensé en y entrant. Cette grotte ma le plus
plu de part sa nudité et sa simplicité puisque
le travail y était à peine commencé.
Dans les deux grottes principales, on trouve un bouddha
géant (mais petit joueur quand même) et une
pagode taillée dans la pierre qui monte jusquau
plafond (environ 15m) et toute la salle est richement sculptée,
peinte
Limpression qui sen dégage
nest pas aussi forte que celle que lon ressent
quand on voit les quelques visiteurs chinois la parcourir
en crachant bruyamment à lintérieur...
Les autres salles sont de plus en plus petites, et cet
endroit a beau ne pas posséder de bouddhas gigantesques,
de lensemble avec ses faux plafonds en bois taillés
dans la pierre, les bouddhas et bodhisattvas taillés,
tantôt à lextérieur, tantôt
à lintérieur, les colonnes qui soutiennent
les avancées rocheuses devant les grottes et même
la pagode de bois qui recouvre la façade des plus
grandes grottes se dégage une très grande
impression. Impression encore plus grande quà
Dunhuang dailleurs où les grottes sont plus
petites et dont les couvertures de façades sont modernes
puisque tout seffrite là-bas.
Etant rentrés à Datong à 12h, nous
eûmes juste le temps de sauter sur les couchettes
du train qui nous ramena en quelques 6h vers la capitale.
Un canard laqué près de la place Tian An Men
nous remit de nos émotions du jour.
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